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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 21:55
Décrocher la lune et se régaler

Décrocher la lune et se régaler

Le rituel

Yann a tout de suite mis en pratique le nouveau rituel. Les activités seront donc celles de la séance précédente.

Cette fois je l'ai laissé très vite avec le solitaire et il a réussi à enlever beaucoup de pions, mais en en laissant un peu partout. Il n'élabore donc pas de stratégie et n'a pas d'intuition particulière qui lui permette de nous surprendre.

Puis il s'est exercé à la cible. Très fier de ses réussites, même quand on lui a suggéré de reculer un peu le fauteuil à roulette qu'il s'est approprié dans le séjour.

Pendant que nous parlions, il était également attentif à son jeu et à notre échange, intervenant par un commentaire le cas échéant. Quand il a commencé à compter les points, j'ai introduit le fait d'avoir à les additionner. Il a su pour 10 et 10 en disant 20, il a pu lire 50 mais pas le totaliser. Sa mère a tenté de l'aider avec les doigts de ses mains, mais il est resté à soixante et j'ai du ajouter dix. Ce sera à reprendre, il y a longtemps que nous ne nous sommes pas entraînés... notamment avec playmaths...

 

De déguisement à "peau"

De déguisement à "peau"

Lorsque nous partons au "bureau", Il veut me montrer les photos qu'il a faites, plein de kaplas, les "cheval". Ce sera pour plus tard.

Les histoires en image

'D'abord on travaille. Tu te rappelles?' Il s'agit du petit bloc d'histoire à raconter. Il dit très vite:

"J'pas vie"

- 'Tu n'es pas d'accord, je vais t'aider'

- C'est potame. Déguisement.

- Pour un? Cochon? (Je fais le lien avec la dernière fois)

Sa mère commente à nouveau les images sur l'hippopotame:

-' C'est une histoire drôle, un jeu sur.... (elle évoque une expérience et résume) il se déshabille en enlevant sa peau pour se baigner'.

J'interviens en lui proposant

- Une autre, choisis une qu'on n'a pas encore racontée.

La souris

Avec beaucoup de soupirs et de plainte il prend l'image de gauche de la première page

- oh la la ! La s'ris ("ou" escamoté) (image en tête d'article) et poursuis voi a pou l

et sur la dernière image oh que de banane et fromage!

Sa mère intervient:

- c'est quoi ça?

- lune

Elle veut poursuivre son étayage mais je l'interrompt avec

- qu'est ce qu'elle fait ? et ajoute pour sa mère : le chemin c'est les actions. On a dessiné des carrés mais tu reconnais? et le dialogue se poursuit (extraits)

- là c'est cubes... attrapé lune fromage. lui mange fromage lune.

La mère commente l'histoire en disant ce n'est pas "vrai" et je reprends "ce n'est pas possible".

Yann veut passer aux photos j'insiste en prenant la dernière image sur la première page

- 'et celle-là, tu ne l'as pas regardée' (le chat)

 

Le chat et les puces

Le chat et les puces

Le Chat

Il en trouve 3 sur 4 en commençant par la fin. Je précise

'Moi je ne l'ai pas regardé. Je n'ai pas vu toutes les images'

- des chats

- non le même. On va essayer de comprendre ce qui se passe.

On recherche sur l'image correspondante en discutant des hypothèses

- des bêtes.... des puces

On reprend

- des puces sa (chat)

Je lui montre les sourcils de la 1ère image

- dort ...(on arrive à ) pas content

Je continue à pointer sur l'image

- des pattes... 1 patte... i (g)ratte puces... fourmis pellicules

- i gratte quoi? ses pieds? Quel endroit? Montre sur toi? Je te touche (il ne supporte pas le contact et se dérobe en grognant) ça s'appelle comment? Je montre

- la main

- là?

- les seveux.

- Papa quand il se rase ? (réponse laborieusement construite sa mère évoque la situation où il est dans la salle de bain et ne veut pas qu'on entre 'qu'est-ce que tu dis? je suis à ...poil')

- des poils.

- et là ?

- des puces

- elles sont où ? (4e image)

- paties du sat. des poils.

Je le pousse pour lui faire trouver "tombées"

Il explique à sa mère qui a oublié le travail sur la salle de bain  où il avait utilisé la même onomatopée :

- plouf

- JE PEUX PLUS.

SITUER LE CADRE DE CE TYPE D'HISTOIRES

Lorsque je repropose à Yann l’histoire de l'hippopotame c'est pour voir s'il se souvient de la façon dont nous avions réussi à comprendre l'histoire et rappeler le contexte : une histoire drôle. Il retrouve le chemin qu'il avait suivi et sa mère s'appuie sur une de ses expérience personnelle pour l'aider à trouver le terme adéquat et approcher de ce qui n'est pas vraisemblable.
La différenciation entre réel et imaginaire est toujours à l'ordre du jour pour l'aider à mieux analyser et se situer dans les situations réelles qu'il rencontre. .

L'ÈLABORATION DU RÉCIT

Yann n'a pas encore le réflexe de raconter une histoire.
LA SOURIS
- Il énumère ce qu'il voit pour la série de la souris, sur la 1ère avec une exclamation "oh la la ! La s'ris" et interprète la dernière image dans son univers favori (il adore cuisiner, photographie les plats etc...) "oh que de banane et fromage!" . Sa mère le guide vers l'identification de la lune. Il utilisera un énoncé parataxique (la juxtaposition) pour conclure sur l'action finale de la souris/rat "attrapé lune fromage. lui mange fromage lune.".
LE CHAT
- Il ne perçoit pas encore la permanence du chat comme héros. La série d'images du chat ne le facilite pas car le chat n'est pas identifiable sur toutes les images (cf. la 3e celle des poils).
- avant de pouvoir identifier ce qui se passe, il faut également identifier les autres personnages, les lieux. La juxtaposition de "des puces sa (chat)" peut s'interpréter comme énumération mais aussi comme procédé d'appartenance dans le contexte de ses énoncés parataxiques faute d'avoir l'usage des prépositions lorsqu'il construit l'énoncé et n'utilise pas un figement comme dans l'énoncé suivant.
- "paties du sa. des poils." Comment lui faire trouver l'action qui découle de l'action du chat. Il s'en tient à une action basée sur une relation qu'on pourrait dire topologique (spatiale). Lorsque j'insiste, il change alors de registre de langue et utilise une onomatopée pour traduire le mouvement évoqué.
La série est plus difficile que les autres et il progresse de plus en plus vers l'énoncé d'un récit.

L'ÉTAYAGE

Le travail de "guidante parentale" se poursuit avec la mère qui a toujours beaucoup de mal à lui "laisser le temps" et amorce malgré elle la réponse qu'elle attend à une question plus centrée sur la dénomination que sur l'action qui conditionne la dynamique d'un récit. Elle seule peut l'aider en évoquant des expériences personnelles de l'enfant pour qu'il en apprécie la vraisemblance.
Les termes varient pour situer le type d'imaginaire, impossible, histoire vraie ou inventée, le vraisemblable est mon favori comme "possible" avec sa reformulation "ça pourrait arriver".

Histoire vraie ou vraie histoire

La séance se poursuit avec la présentation de ses kaplas et la lecture de Babar. À suivre dans un autre article.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 16:35

Un nouveau scénario s'amorce 

Retour des vacances. (Article du 8 mai). Les parents de Yann ne sont pas disponibles. Sa soeur l'accompagne jusqu'à la porte. Que va-t-il dire à l'interphone?

"C'est Yann"

Une variante du scénario s'impose. Effectivement il ne dit pas je suis avec, je dois lui reposer la question

'tu viens avec qui? '

Il répond :

- "avec Léa".

Je sais qu'elle ne montera pas aussi j'introduis une autre "formule" : - je viens seul - que je lui demande de répéter. Je lui dis alors

'monte'

- "j'attends maman?"

- 'elle vient pas'

- "d'accord"

Il s'agit de "travailler" sur son autonomisation. Il est donc seul sans personne pour relayer sa parole en m'aidant à la comprendre.

 

Mémoire et "récit"

Je lui fais répéter ses énoncés avec la préposition qui manque. La transcription ne tient pas compte de l'articulation imprécise des J et ch.

"Moi je me souviens. On était (en) vacances".

"Moi z'étais (à) la mer, la plage".

Il va suivre ensuite ses photos qu'il me montre et répond à 'dis-moi'

- "on était Nazai

- 'St Nazaire ?'

- "oui"

  • 1ère photo

"Le pont"

- 'La voiture? Elle est où?'

- "on était à vilo (vélo)"

- 'Et tu as pris la photo?'

  • 2e photo

- "on était au restaurant on était manzé"

  • 3e photo

"pizza"

  • 4e photo

'OK c'est le chocolat et de la sauce là'

"la sauce/ la table/ la maison Là mon sauce" (je corrige 'ma')

  • 5e photo

- 'Et là c'est quoi ?'

- "Le menu restaurant. Il est caché".

- 'Le menu c'est le garçon.  Le garçon apporte le menu'

- "de pizza"

  • 6e photo

- "le fou(R) dans sa tête. z' explique, ze connais :

la pâte à pizza (geste)

sauce tomate (le ou la?)

"f(r)omaz oeuf  aussi"

"moi z ai bu du coca"

  • 7e photo

- "menu"

- 'le garçon'

- "c'est un mons(i)eur"

  • 8e photo

"ah oui. C'est dame cousine (cuisine). C'est yen a deux dames. aussi étaient en cuisine.

"On a manzé au restaurant tout ça."

- 'et puis ?'

  • 9e photo

"C'est chanson de musique" (LA)

- 'où ?'

"On a été aventure, la route" (SUR)

  • 10e photo (de lui-même montre le drapeau )

"C'était le France" ('LA')

Une tirade/récit qui déborde

  • 11e photo

on a vu l'cinéma.On a vu la Belle et la Bête. Regarde... écrit.. S'appelle Gaston. C'est un château. La belle c'est lui ('ELLE'). Elle, fi.

La fleur,  une rose, Y a une glace et c'est un chat. I était un monstre. I se remet le Prince, i s'remet que enchanté" ('J'explique').

la rose c'est un cha(r)? I était prisonnier Ya un cachot ('DANS')

Moi zé vu plein de sozes de Rousney ('DYSNEY')

C'est la même

  • 12e photo

"Ah oui on était là-bas . On était à un bateau" ('ON EST ALLES EN BATEAU')

- 'où?' "A Croisic"

- C'est quoi? 'Un port?'

- "oui aussi. aussi. encore un port"

  • 13e photo

"Un crêpe ah oui ya un oeuf, il est là"

  • 14e photo

"La salade. Le sauce" (LA)

  • 15e photo

"des crochettes (B) une et la glace là boule crème (UNE)  c'était là chocolat"

'quoi?' "ananas" (avec les paniers de syllabation que j'écris et lui montre)." J'adore ça" ( J' mis pour TU)

  • 16e photo

"Regarde, il est coché le soleil"

  • 17e photo

"Là c'est du foie gras. Encore salade. A fait 2 fois restaurant."

On récapitule: " du foie gras, la salade, la tomate et cela c'est le (la) sauce (du) foie gras". Je le lui fais répéter.

  • 18e photo

"Encore la salade. Un terrine (UNE) terrine.

D'accord" en riant de son erreur.

  • 19e photo

"Encore la même. encore la salade. Non ! Cintron. ah oui du thon". On cherche quel fromage?

 

"J'arrête les photos, ça m'a donné faim."

Il est prêt à embrayer : "je me souviens un film".. Nous précisons l'articulation de aquarium.

Les conduites langagières

Le langage est toujours énonciatif
déictique, "il est là". il a quelques outils grammaticaux, il se trompe souvent sur le genre, mais rit d'une erreur vers la fin du corpus,marquant l'apparition du métalinguistique. Il néglige les prépositions et s'il utilise la répétition de -aussi- il le re-code en "encore" il le garde pour marquer l'itération, et précise -la même-. Il introduit ses énoncés par ya ou c'est.
Il situe les faits dans le temps : Imparfait et passé composé relèvent souvent d'énoncés tout faits, mais utilisés à bon escient.
Il s'adresse à l'autre : "regarde"

Le récit
De lui-même il introduit le thème en le situant dans le temps et l'espace.
Il ne se contente pas de dénommer les images (photos) mais les commente
Il s'éclate avec celui du film de Dysney.

L'étayage dialogique
Il est très présent et accepte de répéter si je lui demande d'intégrer ou de rectifier un outil grammatical (préposition, genre de l'article) Cependant sa parole n'est pas en place : omission de syllabes, simplification de groupes consonantiques, et mélange d'énoncés tout faits et parataxiques. Effet "petit nègre" garanti.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 13:14
Images en désordre mais l'interdit est passé

Images en désordre mais l'interdit est passé

Le travail avec les séries d'images que nous allons présenter dans les prochains articles sur ce blog est à mettre en parallèle avec celui qui a été réalisé avec Artus, 27 ans, trisomique également, sur un même support, présenté sur l'autre blog.

Yann a 21 ans et son langage spontané est en train de se préciser non seulement dans le champ de la parole (arriver à 3 syllabes et plus, mots escamotés, consonnes pour d'autres etc...) mais aussi du langage : s'il réalise de nombreux commentaires évaluatifs dans le cadre de la situation d'énonciation, sous forme de figements, langage tout fait qu'il s'est forgé sans apprentissage, le lexique se développe lentement dans une étroite relation au travail sur "l'écrit". Il ne mémorise pas facilement car il refuse encore presque toujours de répéter ce qui, manifestement, lui coûte tant d'efforts à mettre en place...

Ce jour-là, Yann trouve le paquet d'images sur la table devant lui. Il enlève le trombone et va à la découverte de ce matériel pendant que sa mère m'informe d'un nouveau problème évoqué lors de sa rencontre avec la référente et le chef de service.

Nous faisons le point sur son adaptation.

Ça va mieux ?

- Il a du encore embêter M* (une jeune fille) qui lui a passé un savon.

- Il y a encore ça à régler, donc.

La concentration ?

- La minutie sur le travail ne lui pose pas de problème

Il comprend les consignes ?

- Il sait ce qu'il faut faire. Mais il n'en dit rien.... (ne raconte pas ce qui s'y passe)
Il va faire un stage de manutention fine à l'ESAT sur plusieurs semaines en mai.

- Le cognitif est donc OK. Ce qui pêche c'est ses pulsions.

- Aux pauses, dans les couloirs il retourne à ses jeux (bruit) au point de déranger le personnel. Seule solution, sortir dehors pour se défouler puis ça va mieux, mais cela implique une surveillance. Il y a toujours ce problème de son fonctionnement et de la part théorique d'adaptation de l'institution qui n'est pas envisagée comme telle.

Reste le cadre des pulsions sexuelles, le "ça ne se fait pas".

Avec nous, ce qu'on peut faire: apprendre comment on est ensemble.

 

Nous passons aux images que Yann manipule et regarde tout en nous ayant écouté...

Il a mis les images dans cet ordre 2 1 3 4, l'ordre de départ du dialogue (voir les images dans l'ordre dans l'article d'Artus)

"Comment faire pour raconter ?"

Sa mère voulait intervenir sur l'ordre mais je la retiens : ...il faut laisser le temps...

Elle reformule la consigne :

"toi tu inventes des histoires... comme les BD avec les dessins. Il faut raconter l'histoire, celle qui est là."

Je reprends la main

2

"Où ça se passe?

- là, sa(lle) de bain

- Qui il y a dans l'histoire?

- ya un gaçon aussi

ya un chien aussi

1

- Cette image ?

- ya un garçon, ya un chien il est pas mouillé le chien.

- c'est le même ?

pour que ça (je montre 2) ça vienne ?

- le chien il est mouillé. Plouf

- t'as sauté une image

- pas sauté dans l'eau là (montre 1)

- où ? Je montre la baignoire

Essai de construire l'action et l'énoncé correspondant avec un crayon une gomme et un livre pour figurer la relation spatiale à mobiliser, dans, à côté, sur.

- ah glissé plouf de l'eau! (dans)

- et qu'est-ce qui se passe ?

- Ah ça dame

Qu'est-ce qu'elle fait?

- La dame sé pas content a gaçon et s(ch)ien. (mis pour avec?)

Pourquoi ?

- Grosse bêtise.

Il a manifestement compris la leçon de l'histoire!!!

J'essaie de lui faire réaliser l'ordre des images en passant par le sol et le changement

-regarde bien par terre. Là et là qu'est-ce qui est pas pareil?

- C'est pas bon pas de sien dans l'eau. C'est interdit, pas dans l'eau.

- Qu'est-ce qui se passe avec l'eau ? (4) Par terre il y a?

- tout de l'eau.

 

Je conclus: on voit, on comprend et on parle.

 

Yann reste pour chercher des mots avec Jarnac et en sortant sa mère réactualise l'interdit:

- et quand on dit interdit, les yeux dans les yeux,

- d'accord.

 

DISCUSSION

 

Le "récit" /description d'image s'attache aux attributs des personnages qui ont été identifiés sans peine. Il se situe dans un registre énonciatif. Yann est capable de faire le lien ainsi entre les images "un sien il est pas mouillé là", S'il ne peut exprimer une intention, il utilise un mot du dialogue pour donner le résultat d'une première action, "sauté", puis de lui-même découvre "ah!" l'action qui s'est produite "glissé" entre 2 images. Le temps des énoncés est bien celui de l'énonciation dans le cadre d'une image mais la connection inter-image est ainsi rétablie par lexique utilisé. Son langage reste parataxique au niveau de la thématisation de ce qui importe pour lui dans un langage enfantin "la dame sé pas content à... " et quand je lui demande de regarder encore l'image pour qu'il repère l'eau par terre, il suit son idée et enchaîne sur une formulation en lien avec son expérience "grosse bêtise" puis un énoncé qui résume l'histoire en développant l'interdit "C'est pas bon pas de sien dans l'eau. C'est interdit, pas dans l'eau." Il reprend ainsi ce qui pose problème dans son propre comportement à son CAT, les interdits...

Rappelons qu'il avait fallu mettre en scène le scénario avec Artus avec des jouets pour qu'il sorte de la dénomination, utiliser le mime avec eux et la référence à son expérience personnelle pour qu'Artus puisse se lancer et faire un résumé à partir de la dernière image :"clabousser de l'eau partout. A la fin il a renversé de l'eau et la mère (de ce garçon) elle est fâchée."

Artus a appris ce qui convient et s'est exprimé là-dessus en dessinant à l'adolescence. Il disposait alors d'un savoir lire/écrire, d'une connaissance du monde qui était passée par l'histoire, la géographie, la religion, la politique. Yann n'en était pas là à ce moment de son existence, ce ne sont pas des mots qui ont pu poser les interdits. Nous l'avions esquissé au moment où il vivait dans le monde du docteur who en tentant de différencier l'imaginaire du monde de l'expérience quotidienne. Mais il va sûrement les intérioriser car il les évoque dans cette nouvelle activité narrative. On voit qu'il entre dans la conduite de récit sur de toutes autres bases qu'Artus. Son langage témoigne d'une évolution selon d'autres modalités, ce qui ne peut manquer de se confirmer dans les articles qui vont suivre.

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